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Les raisons d’être de la mobilisation de la Diaspora Malagasy de la Suisse et de la France voisine en faveur des sinistrés. Le 28 mars 2015.

Le « Fahavaratra » qui signifie « l’été malgache » évoque à la fois la période des orages et de la chaleur, où malgré tout, la nature devient magnifiquement verte et vivifiante. C’est aussi durant cette saison qu’un cyclone pourrait surgir en apportant sa part de vents violents et de pluies diluviennes. Le temps atmosphérique de l’ensemble de Madagascar depuis le début de 2015 est un mélange de tout cela : des cyclones et des pluies abondantes en continu. Cette année se trouve d’ores et déjà exceptionnellement cyclonique : « Chedza » en janvier, « Fundi » en février et « Haliba » en mars. Qui plus est, le Fahavaratra ne finirait théoriquement et par expérience qu’en avril.

Ces cyclones ont occasionné des dégâts matériels, des destructions de récoltes, des glissements de terrain, des sinistrés, des personnes déplacées et des morts dans beaucoup de régions de la grande île. La région d’Analamanga, comprenant la Capitale Antananarivo, a été la plus durement touchée, puisqu’elle figure les principaux points de passage de ces catastrophes, qu’elles viennent du nord-ouest, de l’ouest ou du sud-Est. Avec une apparente montée de la température et de légères sécheresses dans cette région en ces dernières années, on pourrait croire échapper à l’épisode de déluge de grande ampleur de 1959. Pourtant, un scénario semblable à cette inondation dans le passé se déroule actuellement, mais additionné d’un impact négatif beaucoup plus colossal. En effet, la population de la Capitale a entre temps augmenté de manière exponentielle. Avec une démographie galopante et rapide, les assainissements et les aménagements des villes n’ont pas pu suivre.

Paradoxalement, le grand Sud n’a pas connu de pluie et reste très sec, vis-à-vis du reste du Pays. D’ailleurs, depuis nombreuses décennies, la population de cette région subit régulièrement la famine et la malnutrition avec le passage des criquets migrateurs et des sécheresses cycliques. En janvier 2015, un déficit de précipitation y a encore été constaté. Ainsi, les habitants de Betioky, Ampanihy, Tsihombe, Beloha, Bekily, Ambovombe et Amboasary connaissent la famine, appelée « Kere ».

Toutes les populations dans ces régions, qu’elles soient en ville ou en campagne, présentent des besoins communs : être secourus et se faire atténuer cette situation de vulnérabilité. L’évènement du 28 mars 2015 sera donc un après-midi qui va marquer la solidarité de la Diaspora Malagasy, par la collecte de dons pour les sinistrés de l’inondation, mais aussi pour ceux qui ont besoin d’assistance face aux catastrophes naturelles. La manifestation se déroulera en deux parties : un culte œcuménique pour Madagascar et une vente de snacks typiquement malgaches.

Enfin, pour assurer la transparence et la traçabilité de cette contribution de la Diaspora en faveur des sinistrés, le montant réuni, ainsi que l’envoi et la réception de l’argent à destinataire in fine sera publié sur ce site.

Mirary ny rodobe hiarahantsika ny 28 martsa 2015. Voin-kava mahatratra, koa ento ny anjara birikinao ho an’ny mpiray tanindrazana, ny soa atao levenambola ary  hiendrika ho anjara-birikin’ny Malagasy am-pielezana sy ireo namany vahiny amin’ny fanomezan-tanana hanampiana ny tra-boina sy ho voninahitra ho an’i Tanindrazana iombonana.